Iteipmai

L'iteipmai est l’organisme professionnel français de recherche finalisée qualifié par le Ministère de l'Agriculture, pour la filière plantes à parfum, aromatiques et médicinales. Cette qualification reconnait la compétence et l’expertise scientifique et technique de l’iteipmai pour la conduite de cette mission d’intérêt général en adéquation avec les politiques publiques, en particulier le programme national de développement agricole et rural (PNDAR). 

Créé en 1980, l’iteipmai  a fait le choix de définir son activité prioritairement avec les acteurs économiques organisés de la production et de la transformation, les plus en contact avec les réalités des marchés, c'est-à-dire les entreprises elles-mêmes, et pas par le biais de fédérations professionnelles ou syndicats à vocation générale.  C’est pourquoi il accueille comme adhérent uniquement des personnes morales qui opèrent le plus souvent directement dans la filière, en tant qu'organisme économique de production (coopératives, Sica, GIE, sociétés), et entreprises en aval de la production (sociétés de première transformation, industries de l’extraction, laboratoires pharmaceutiques, ...), mais aussi des organismes de développement (chambres d'agriculture et associations de producteurs). 

Cette activité prend fortement en compte l’agriculture biologique, très présente dans la filière PPAM française.

L’iteipmai développe aussi une activité de recherche privée (contrats de recherche en sélection - création variétale - et certaines prestations analytiques), activité de R&D éligible au Crédit Impôt Recherche pour le compte de sociétés grâce à son agrément du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Il veille alors d’une part à ce que celle-ci soit conforme aux finalités de l’institut, et d’autre part qu'elle n’hypothèque pas le développement collectif.

 

Missions et finalités de l'Iteipmai

L’institut assure sa mission de recherche appliquée finalisée au service des filières plantes aromatiques, médicinales et à parfum.  Cette activité technique majeure réalisée à la demande de ses adhérents acteurs organisés de la production, et industriels utilisateurs a quatre finalités majeures : 

 

Améliorer le revenu des agriculteurs et le sécuriser dans le temps : 

Ex : Mise au point de méthodes de protection des cultures et préparation des dossiers de demande d’homologation des produits phytopharmaceutiques. Création des variétés de lavande Rapido et Carla, tolérantes au dépérissement (seules lavandes de population qui permettent aujourd’hui le maintien d’une production française en Provence) , et des futures variétés de lavandins triploïdes, qui devront permettre de faire face au risque sanitaire que représente la culture aujourd’hui quasi monoclonale (lavandin Grosso) face aux problèmes pathologiques. Création de variétés de valériane, de mélisse, de thym de Provence, de sauge officinale…

Maintenir et développer une activité des PPAM sur notre territoire 

Ex : Recherche de variétés adaptées aux conditions climatiques changeantes du sud-est (lavande, lavandin, sauge sclarée) et maintien des activités en montagne sèche. Développement d'études prospectives visant à multiplier la diversité des emplois de PPAM (alimentation animale, antioxydants, biopesticides, horticulture ornementale,…).

Permettre à l’agriculture et aux entreprises industrielles d’accéder ensemble à un développement pérenne

Ex : sélection variétale et mise au point de l'itinéraire de production de  sauge sclarée (période de  récolte, …) pour l'extraction du sclaréol.

Améliorer le bien-être et la confiance des consommateurs : 

Ex : nous avons pu faire modifier des normes ISO et Pharmacopée sur la badiane, pour faciliter la mise en évidence de falsifications toxiques telles que celles survenues en 2001, et avons contribué à la libération de 148 plantes du monopole pharmaceutique ce qui facilite leur distribution.

 

Pour atteindre ces objectifs, l'iteipmai développe, en propre ou en partenariat, des activités allant de l'analyse des besoins à la recherche de solutions exploitables. 

 

Analyser les besoins de la filière PPAM :

L'iteipmai procède, tous les cinq ans, à une consultation générale et approfondie de tous ses adhérents (producteurs, industriels) invités à faire connaître leurs problèmes de développement. Suit alors une procédure de hiérarchisation des priorités, de sélection des actions avec l'intervention des services de l'institut, des Commissions Interprofessionnelles de Programmation (CIP), de son Conseil d'Orientation Scientifique et Technique (COST) et de son Conseil d'Administration. Cette procédure garantit une programmation au plus près des besoins prioritaires de la filière et des réalités économiques ; et équilibrée entre les secteurs. 

Cette procédure de programmation, officiellement placée sous la responsabilité de l’iteipmai, est commune à l'ensemble des organismes techniques travaillant pour la filière PPAM : le Cnpmai et le Crieppam, organismes adossés à l’iteipmai. Les 3 organismes constituent donc un réseau structuré, le Réseau PPAM, avec pour la partie PNDAR un programme national unique, évalué a priori et à posteriori par le COST Iteipmai. Ce programme est réalisé grâce à l’appui financier national du Ministère de l’Agriculture (CASDAR, FranceAgriMer), mais aussi des principales Régions concernées.

 

Mettre en œuvre des programmes coordonnés de recherche appliquée :

Les actions révélées lors de la phase de programmation, après avoir été placées dans leurs contextes scientifique et technique (analyse de l’état de l’art), mais aussi économique et réglementaire, sont définies et réparties auprès des membres du Réseau PPAM. 

Les compétences de chacun des organismes du Réseau  permettent une répartition des tâches assez aisée, compte tenu des spécificités/complémentarités de chacun.

Lorsque nécessaire (insuffisance de compétences, de moyens de l’institut et du Réseau PPAM), des partenariats notamment avec la recherche publique sont tissés. En 2012, plus de 40 partenariats étaient en cours (recherche académique, enseignement supérieur, enseignement agricole, pôles de compétitivité, sociétés privées).

Le COST de l'iteipmai, composé d'experts de différentes disciplines et issus de la recherche publique et  privée, a un rôle d'accompagnement scientifique des activités de l'iteipmai et du réseau PPAM : travaillant en session plénière ou en groupe de travail (7 groupes), il apporte ses conseils sur les méthodes de travail employées par les équipes. Il joue également un rôle important dans les processus de programmation des activités, d'identification des nouvelles voies de valorisation des PPAM et de prospective sur les grands enjeux de l'agriculture (changements climatiques,  …), et aussi d’évaluation.

 

Axes prioritaires de travail

Après expression des besoins de la filière, tri des priorités, trois axes prioritaires de travail ont été définis (depuis déjà 10 ans). Ils absorbent la quasi-totalité des moyens de travail disponibles au niveau du Réseau PPAM :

 

• la sélection variétale, levier très important de la compétitivité des productions, du fait des progrès importants qu'elle permet dans l'augmentation des teneurs en principes actifs, et également en termes de tolérances/résistances aux pathogènes.

• la protection des cultures, depuis l'approfondissement des connaissances, la mise au point des méthodes de lutte (chimique, alternative), jusqu'à l'homologation des produits (usages mineurs),

• la recherche prospective d'identification de nouvelles voies de valorisation des PPAM.

 

D'autres axes sont poursuivis comme la gestion des ressources génétiques, la réduction des intrants (énergie) dans les process de récolte-élaboration (séchage, distillation).

Ces axes de travail sont appliqués à une série limitée d'espèces végétales, une dizaine au total dont lavande, lavandin, sauge sclarée, thym, romarin, sauge officinale, mélisse, valériane, cardon, considérées lors de la programmation comme les plus importantes ou les plus porteuses de développement.

 

Une structuration cohérente à fort impact :

 

Grace à cette structuration originale et cohérente, l’iteipmai, avec l’appui de ses organismes adossés, assume ainsi une mission d’intérêt général à fort impact sur le développement des plantes aromatiques, médicinales et à parfum sur le territoire français. En effet selon le dernier recensement général de l’agriculture, les PPAM sont les seules productions agricoles françaises  en croissance de la décennie (+ 23,5 % en nombre d’exploitations contre – 26 % en France, +15,2 % en surfaces contre -2 % pour la SAU française), productions aujourd’hui présentes dans 91 départements.

 

Publié dans R&D
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